mars, 2015

Paix, qui es-tu ?

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Dans le coin d’une cour de récré, à l’ombre d’un platane, au milieu des huées, deux enfants se lèvent, époussettent leurs vêtements, se font face, s’observent. Des cheveux ébouriffés, un bleu à l’œil gauche, un autre au menton, un pantalon déchiré, un pan de chemise arraché… ces détails ne semblent nullement les perturber. Un océan de billes n’a pas fini de rouler à leurs pieds.

Madame est bien désolée d’être une femme

femme triste

Ce jour-là, je suis la reine. On loue ma féminité. On m’offre des fleurs, on m’écrit des poèmes. On crie sur tous les toits que le monde a besoin de moi. On salue la mère, la soeur, l’épouse, l’amie qui vivent en moi. On m’applaudit pour avoir fait des études. On me félicite, car j’ai réussi à me choisir un métier, à mener une carrière… Je souris, je remercie. Je feins d’être reconnaissante.